ECRITS  
 ANNEE 2009 - 2008

 

 

 

  

TITRES 2009

 

 
Cécile

Au soir

En mémoire

Clair-obscur 

 

 

TITRES 2008 

 

Ami

 

Hier

 

En

 
 Oser

Cécile

 


La froideur a meurtri au seuil d’un printemps,
En laissant ça et là ton souvenir charmant,
Tes yeux se sont fermés comme un astre inutile,
Et dans l’instant cruel l’existence est futile.


Comme ce jour sans fin annonce le malheur,
Jusqu’à la déchirure ornement de douleur,
Car fille, femme, mère, aujourd’hui tu n’es plus,
Là raisonne un mystère, inviolable obtus.


Depuis nous chérissons ta course aventureuse,
Découvrant sans espoir la douceur ténébreuse,
Bien qu’on ait des regrets, nous regardons hier,
Près de toi le temps passe et nous en sommes fiers.


Guidé par ton courage aux couleurs du couchant,
Un silence chagrin meurt en nos cœurs aimants,
De l’humaine souffrance on apprend la sagesse,
Ainsi toujours vivante une absence est largesse.

   

Le 11 décembre 2009


 


 

Au soir

 

Au soir d'un deuil le temps d'avant
Me frappa puis par la peine ouverte
Il se glissa en me laissant
Dans la tourmente enfouir experte
L'amertume au coeur pleurant.


Au soir d'un jour un guet-apens
Sur mon amour ferma la porte
J'ai trop de chagrin maintenant
A tout jamais l'amante est morte
Hors saison le coeur est mouvant.


Au soir d'un ciel je l'attends
C'est l'ami à la main douce
Qui coule en ma vie et comprend
Qu'enfin un libre essor me pousse
Et moi j'ai le coeur émouvant.


Au soir d'un clair de lune épand
Comme un rêve s'ouvre et s'annonce
Il revient au soleil couchant
Et jamais l'enfant ne renonce
C'est l'été blanc d'un coeur naissant.


Au soir d'un vent un air trop lent
Grelotte un sanglot s'éternise
J'erre à travers ce son troublant
La note à la longue agonise
La romance au coeur se fermant.

 

 

 

  

 

le 13 octobre 2009 

 

 


 

En mémoire

  

D’un coup d’œil au paysage,
Repli d’un moment glissant,
L’esprit en vagabondage
Se love au pied d’un géant.


J’ai en mémoire un trop-plein,
Le flux des heures chloroforme
Où mes yeux mi-clos, sereins,
Arpentent en somme l‘informe.


L’un forme au gré de l’envie
Dans un des corps sans fatras
L’ombre que l’autre dévie,
Dans un éreintant combat.


Qu’on bat sans cesse d’instinct
Il dulcifie et détache,
Les jours, l’émoi lourd butin,
Quant tout s’entrave, s’attache.


Sa tâche ligne après ligne,
Au long cours pas après pas,
Ses cris à la plume un signe,
Dans ce mémoire, il s’en va.

 

 

Le 25 Août 2009

 


 

Clair-obscur

 


Dès que l'instant s'en fut je restai sous l'averse,
Ecrasant sous mes pas les gouttes du chagrin,
Et dans ce jour déchu la rage se déverse,
Je suis jetée à bas par ce remous sans fin.

 

Ecrasant sous mes pas les gouttes du chagrin,
Au gré de l'inconstant un clair-obscur menace,
Je suis jetée à bas par ce remous sans fin,
Vague dans un sanglot j'éclabousse et j'efface.

 

Au gré de l'inconstant un clair-obscur menace,
C'est la voix trop lointaine, un cruel souvenir,
Vague dans un sanglot j'éclabousse et j'efface,
Son désaveu m'effondre avant de m'engloutir.

 

C'est la voix trop lointaine, un cruel souvenir,
Jusqu'à l'absurdité et dans l'heure échangée
Son désaveu m'effondre avant de m'engloutir,
Je puise en ces mots dits l'effet hors de portée.

 

Jusqu'à l'absurdité et dans l'heure échangée,
Avant de me tourner vers la nuit sans espoir,
Je puise en ces mots dits l'effet hors de portée
Puisqu'un vécu se tait je ne sais plus vouloir.

 

Avant de me tourner vers la nuit sans espoir,
Disposer d'un regard saisissant le mensonge,
Puisqu'un vécu se tait je ne sais plus vouloir,
Et à n'en pas douter ma peine étrange songe.

 

Disposer d'un regard saisissant le mensonge
Sur le chemin l'écueil emporte l'avenir
Et à n'en pas douter ma peine étrange songe
Les éveils de l'ennui s'appliquent à venir
Sur le chemin l'écueil emporte l'avenir
Et dans ce jour déchu la rage se déverse
Les éveils de l'ennui s'appliquent à venir
Dès que l'instant s'en fut je restai sous l'averse.

 


le 5 juin 2009

 

 

 

 


 
Ami

 

Abyssal pouvoir d'un regard parlant,
Momentanément avance en aveugle,
Imprudemment l'impact est insolent.


Au regard d'hier autrefois si meuble,
Manifestement se fixe glaneuse,
Image douceur sur couleur d'éteuble.


Arrêt sur visage elle est si rêveuse,
Mais lui attentif lit en diagonale,
Implicitement il la sait frondeuse.


Ainsi leur regard caresse amicale,
Munificence en l'estime s'immisce,
Irradie en eux une belle escale.


Ami tout est dit d'un coup d'oeil complice.

 

Le 25/11/2008


 



Hier

Hier vos mots étaient dentelle
Aujourd'hui tout à mon entrain
Je suis ce flâneur sans querelle


Ma maison franche citadelle
Se prétend tout à mon refrain
Hier vos mots étaient dentelle


En son temps vient la ritournelle
Quant l'automne valse au matin
Je suis ce flâneur sans querelle


Vous, ma force, ma passerelle,
Ouvrant la porte à mon destin
Hier vos mots étaient dentelle


L'ire parle à mon coeur rebelle,
Faussant compagnie en chemin,
Je suis ce flâneur sans querelle


J'entre dans l'entente si belle,
De l'autre côté à deux mains,
Hier vos mots étaient dentelle
Je suis ce flâneur sans querelle.


Le 22 Septembre 2008




En


En progressant à bord du radeau de l'oubli,
En personne amusée elle met à profit,
En lâchant prise enfin, l'épreuve prometteuse,
En abusant l'issue, autrefois sinueuse.


Elle avait ce besoin de composer sans eux,
Elle broie un par un leurs mots malencontreux,
Elle influe à ces gens son envie accomplie,
Elle emporte un manque mais apprend l'embellie.


En cet homme avisé expose son parcours,
En allant de l'avant lui parvient son discours,
En la guidant plus loin il précise sa course,
En sa sollicitude est toute sa ressource.


Lui pense à autre chose, atteint d'autre raison,
Lui cultive l'espoir c'est sans comparaison,
Lui retirant sa peine en ce temps sans réponse,
Lui cet homme révèle un être aimable énonce.

 

Le 10/07/2008




Oser


J'ose accommoder
Des mots démodés
Pour élucider
Des "si" décidés.

 

J'ose m'encenser
D'un sens insensé
Pour contre verser
Des vers déversés.

 

J'ose m'accorder
L'accord raccordé
Pour désaccorder
Un son in sondé.

 

J'ose à l'opposé
Des proses osées
Pour sur exposer
Des propos posés.

 

J'ose me garder
Le regard fardé
Pour sauve garder
Un art hasardé.

 
Le 13 Mars 2008

 

 
 
 
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